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‼️‼️ TRAVAUX MANHAY - changements circulation dès ce jeudi 02 juin 2022 16h00‼️‼️  voir plan

La route reliant Manhay à Grandménil via la station Total (Vieux Chemin de la Vaux) passe à double sens, excepté pour les véhicules de plus de 7.5 T qui peuvent uniquement descendre vers Grandménil, mais doivent utiliser la déviation actuelle  via le Chemin de la Male Mêlée, La Croix des Bruyères et la Voie de la Libération (devant la maison communale) pour rejoindre Manhay.

🏪 Les commerces resteront évidemment bien tous accessibles durant cette nouvelle étape.

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Son territoire

Géologie

Manhay, commune ardennaise, se situe dans le Massif schisteux-rhénan qui s'est constitué au cours du Cambrien et de l'Ère primaire: les roches présentes appartiennent plus précisément au Système du Dévonien Inférieur et au Système Cambrien.

Les phyllades, quartzophyllades et quartzites du Système Cambrien s'observent d'une part à l'extrême nord-est de la commune (Champ-de-Harre, Basse Monchenoule) et d'autre part, au centre et au sud de l'entité où ils forment une structure ayant l'aspect d'une main dont l'orientation générale suit un axe Sud/Ouest - Nord/Est. Ces roches métamorphiques appartiennent au Massif de Stavelot.

De part et d'autre de cet ensemble se trouvent les roches du Gedinien, constituées de psammites, de schistes, de poudingues et d'arkoses.

Les roches du Siegenien et de l'Emsien apparaissent à l'extrême ouest de la commune essentiellement dans la zone occupée par les villages de Fays - Saint-Antoine Roche-à-Frêne - Deux-Rys. Les principaux types de roches observés en ces lieux sont des grès, des psammites, du Grauwacke, des quartzophyllades, des schistes et localement des arkoses. Ces différents étages (et sous-étages) se disposent de nouveau selon une orientation Sud/Ouest - Nord/Est.

Des zones tourbeuses formées au cours du Quaternaire apparaissent au sud-est d'Odeigne (principalement sur le plateau des Tailles).

Enfin, notons que la faille de Mormont traverse le nord de l'entité (sud de Harre) selon un axe plus ou moins ouest-est.

Pédologie

Les sols sont de type limono-caillouteux à charge variable; celle-ci dépend de la composition minéralogique des roches du sous-sol. La profondeur est fonction de la pente et de l'importance des dépôts limoneux du Quaternaire et des alluvions déposées par les rivières.

Le drainage est bon sur les sommets et les hauts de versants (sauf au sud-est, là où se localisent les tourbières), et assez mauvais dans les nombreux fonds de vallées.

Relief | Hydrologie

L'altitude de la commune de Manhay est comprise entre 180m au Moulin des Roches-à-Frêne et 643m à proximité de la Baraque de Fraiture, soit une amplitude de plus de 460m. La commune de Manhay se situe sur le rebord nord-ouest du haut plateau ardennais. Les principaux sommets ont une altitude comprise entre 385 m (sud-ouest de Fays) et 640 m (au sud-est de la commune, lieu-dit: Bois du Fayi - Odeigne, contre la Baraque de Fraiture). Cette position particulière sur un vaste plateau et la présence de nappes phréatiques superficielles donnent naissance à de nombreuses sources, certaines minérales reconnues pour leurs qualités thérapeutiques (Harre). Dès lors, de nombreuses vallées se forment, certaines très évasées, d'autres plus profondes.

La forme des vallées dépend de la capacité d'érosion des cours d'eau qui les creusent. Quant à l'érosivité d'un cours d'eau, elle est fonction de la combinaison de plusieurs facteurs: la nature des roches traversées, l'importance de la pente, l'altitude du niveau de base (intermédiaire).

Ainsi le quartzite, le grès, le psammite, l'arkose, le poudingue, le quartzophyllade sont des roches résistantes à l'érosion alors que le schiste est très friable.

L'altitude du niveau de base considérée au point de confluence est de 280 m aux Trous de Bra (Lienne) et de 180 m à Roche-à-Frêne (Aisne). La différence d'altitude de 200 mètres augmente la capacité érosive des affluents de l'Aisne, ce qui explique l'encaissement assez prononcé des vallées du nord de l'entité.

Deux bassins hydrographiques couvrent l'entité: celui de l'Aisne et celui de la Lienne.

Les principaux cours d'eau faisant partie du premier bassin coulent d'est en ouest, coupent la structure géologique perpendiculairement. Par contre, ceux appartenant au second bassin - celui de la Lienne - coulent du sud-ouest au nord-est, creusant faiblement les roches relativement résistantes du Salmien (phyllades et quartzophyllades). Ils suivent donc une orientation parallèle à la structure géologique. L'absence de vigueur du relief conduit à la formation d'un réseau hydrographique fort complexe et au maintien d'une humidité importante dans le sol.

Habitat | Sitologie

L'habitat du centre et du sud de l'entité se présente sous une forme assez groupée bien que bon nombre de maisons soient non jointives.

Les villages se situent essentiellement sur l'assise quartzophylladique du Salmien. Les têtes de vallées, les milieux et les hauts de versants sont des positions choisies en priorité par les premiers colonisateurs des lieux. Il en est ainsi à Dochamps, Freyneux, La Fosse, Oster, Grandménil, Malempré, Odeigne. Quant à Manhay, il occupe un site de col; le village de Vaux-Chavanne s'est développé sur un replat en bas de versant. Au nord, les villages adoptent une structure plus diversifiée, soit lâche avec une dispersion en hameaux (Harre Chêne-al'Pierre) au nord-est là où l'assise géologique dominante est constituée par les roches du Gedinien, soit étirée sous forme de hameaux au Nord-Ouest (Fays - Saint-Antoine - Deux-Rys - Roche-à-Frêne) là où sont présentes les roches du Siegenien et de l'Emsien. La structure allongée s'explique par la localisation en site de col, de bas et de fond de vallée secondaire assez encaissée.

Bref, la position des divers villages et hameaux n'est pas aléatoire: le cadre physique a fortement influencé le semis de l'habitat: le modelé du relief et le tracé des vallées ont orienté la distribution des villages. "Deux soucis majeurs ont guidé le choix du site des noyaux d'habitat: la protection contre les vents froids et l'approvisionnement en eau"5. Lorsque le choix s'est porté pour un site de cours d'eau, les maisons se sont essentiellement localisées dans les fonds de vallées mais à l'écart du lit mineur pour éviter les inondations; dans le cas d'un site de tête de vallée, elles ont cherché à se blottir dans les creux formés par la naissance des rivières pour se protéger des vents froids.

Souvent, l'habitat adopte un plan allongé, se développe parallèlement aux courbes de niveau. On parle d'habitat lié au réseau routier parce que les maisons sont construites le long des différents chemins mais il ne faut pas oublier que le réseau routier s'est constitué en tenant compte du relief.

Grâce à l'emploi de matériaux locaux, grès divers, quartzophyllades aux tons bigarrés mais très doux, des villages traditionnels ardennais apportent une touche colorée qui atténue quelque peu la rigueur de ce paysage, marqué par la couleur sombre de la forêt résineuse.

Dans le Nord-Ouest de la commune, l'influence faménienne se fait sentir: la forme des constructions (volume toit à croupettes) et la technique employée: colombages remplis actuellement de briques donnent un tout autre caractère aux villages.

Végétation

La forêt feuillue et résineuse occupe 60% du territoire communal: elle se localise sur les hauts sommets et sur les fortes pentes, se développant particulièrement sur les versants exposés au nord(ubac).

Ailleurs, l'affectation dominante est la prairie, celle-ci est parfois encore enclose de haies vives. Çà et là, bouquets d'arbres et bosquets parsèment un paysage peu accidenté qui prend presque des allures de bocage breton (Manhay - La Fosse - Oster - Malempré).
 

(Source: Fondation Universitaire Luxembourgeoise, mai 1996.)